LA FORGE

 

« Atelier où l’on travaille les métaux au feu et au marteau » le Robert en 9 volumes

 

Introduction dans les campagnes d’une métallurgie de fer, qui, d’abord destinée aux seuls guerriers, s’oriente peu à peu vers la fabrication d’outils agricoles.

Le mot « faber » apparaît : forgeron qui se perpétue jusqu’au XX° siècle, sous le nom de maréchal ferrant.

A l’égal du meunier, ce mécanicien de village médiéval fait partie de la petite élite paysanne. Comme lui il figure souvent parmi les délégués et représentants des communautés, comme le moulin et comme la taverne aussi, la forge  représente un des pôles de sociabilité villageoise.

Hache pour l’exploitation des forêts, Serpette pour tailler la vigne, Faucille pour couper les blés, Force pour la tonte des moutons.

Mais le fer est cher. Aussi, pour l’essentiel, l’outillage agricole reste-t-il en bois. Ainsi selon une charte du début du XIV° siècle, les paysans d’un village « peuvent à volonté prendre du bois pour la fabrication de leur araire « aratra », de leur manche de pioche, de hache, de fléaux et d’autres outils ».

 

Sources : Horvath Histoire du Dauphiné

 

Forgerons dans la mythologie

Mythologie biblique

Mythologie celtique

Mythologie nordique

  • Brokk et Sindri sont les nains forgerons, fils d'Ivaldir ; leur forge est installée dans une grotte du Midgard. Ils forgèrent la chevelure de Sif, la lance d'Odin Gungnir et le bateau Skidbladnir.
  • Thor, le plus fort des dieux Ases, est le protecteur des forgerons, des artisans et des paysans. Il est le principal ennemi des géants et des trolls. Il conduit un chariot tiré par deux boucs et porte le marteau Mjöllnir. Il est l'un des fils d'Odin, c'est le plus populaire de tous les dieux nordiques.

Mythologie gréco-romaine

 

LE FORGERON

 

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron »

 

Jusqu’en 1825, l’activité principale du forgeron est de ferrer et de soigner les chevaux.

A cette date apparaît la profession de vétérinaires.

 

LA PLUPART DES OUTILS AGRICOLES sort des mains du forgeron. Il est considéré comme l’artisan le plus important du village. L’apprentissage est long et difficile d’où le slogan.

Ce sorcier qui maîtrise le feu juge la température du métal à sa couleur, sort le fer de la braise au bon moment et frappe précisément avec le lourd marteau. En tant que forgeron, son véritable talent est de maîtriser la soudure du fer. Tout se joue au coup d’œil : le fer pas assez chaud ne se lie pas, trop chaud, il brûle sans pouvoir se raccorder.

Son aide près de lui tirait sur la chaîne de l’énorme soufflet avec régularité pour maintenir la chaleur constante du foyer.

POUR FERRER LE CHEVAL, et maintenir la jambe du cheval pliée, on utilise une lanière de cuir appelée « bricole » bouclée autour du jarret. Si la bête est docile, le ferrant se contente de laisser reposer le pied plié sur ou entre ses genoux. Le pied est soigneusement nettoyé à la rainette, le sabot façonné avec précision au tranchet, au boutoir et à la sape. Le fer débité d’une barre plate, forgée en demi-cercle sera rougi au feu, puis posé sur le sabot, dans un nuage de fumée et une odeur de corne brûlée.

Il réparera également les outils du paysan, car la forge du village façonnait le fer pour fabriquer, clé, fer à cheval, soc de charrue, couteau, clous.

Un maréchal devait besogner durement pour tout juste gagner son pain : un ferrage de quatre pieds coûtait 48 sous en 1912 et les fermiers n’étaient jamais pressés de régler leurs dettes.

Source : Métiers et savoir-faire de toujours de Marius Gibelin

Le métier de maréchal- ferrant  renaît actuellement avec le développement de l’équitation.

 

AU VILLAGE DE LA ROCHE-DE-RAME

 « Le sieur Jean Baptiste DUC du moulin de la Fare vient aussi de faire construire une forge où il fait fabriquer des clous de toutes les dimensions. C’est au moyen de l’eau qu’il fait aller le soufflet de la forge. » Livre du père Pascallon écrit en 1848

 

Une deuxième forge au village ? : Bail entre PHILIP Joseph et Argence Michel forgeron à ST Crépin :

La forge située à l’ouest de la maison Philip est occupée par Argence. Le bail est modifié d’un commun accord comme suit : Le bail est fait au mois et prend date du premier juin 1911

Le prix convenu est fixé à 5 francs payables à la fin de chaque mois

 

En 1882 Hippolyte Cornand a 29 ans et est forgeron. Il habite au Goudeyron

En 1824 Jean Baptiste BOUVET est maréchal-ferrant

En 1829 Mathieu FALQUE est maréchal-ferrant

En 1840 Jean Louis EME est forgeron il a 28 ans

En 1882 Hippolyte Cornand a 26 ans et est forgeron. Il habite au Goudeyron.

En 1848 Joseph Albrand du Serre est absent du village. Il a 44 ans. Il est chaudronnier dans les Bouches du Rhône

En 1864 Au hameau du Serre vit EME maréchal -ferrant

En 1868 KALIS Mathieu est cloutier. Il habite à la Fare

En 1872 Jean Louis EME décède Il était maréchal –ferrant. Il habitait aux mas des Queyras

En 1872 Eloi EME est forgeron

En 1878 Eme est maréchal-ferrant au village

Vers 1930 un maréchal -ferrant ferre les chevaux à la forge de la Fare

 

L’Amourier lieu dit du village

La forge dans le terrain de Durand Jean.

Le canal d’arrosage passe par derrière. Petit, Emile Paulet né en 1925, se rappelle avoir tiré le soufflet.

On y forge des outils pour l’agriculture : pioche etc.

En 1938 le forgeron vient de St Crépin, mais les Rochons préfèrent aller à la forge de la Fare  plutôt que d’aller à St Crépin.

L’arrêt de cette activité date de 1940. Un habitant du village prend l’enclume et les grosses tenailles. En 1950 M. Sarde achète la maison de Durand ainsi que la forge.

Sources Emile Paulet et Albert Allard

 

Le 10 août 2014 la fille de monsieur Sarde donne le soufflet de forge, de la forge de l’Amourier, à l’association Patrimoine. Maurice et Colette Duc prennent possession de ce soufflet dans la cave de la maison Sarde à la Fare ce jour là.

 

 

 

 

La forge de l'Amourier en novembre 2015
La forge de l'Amourier en novembre 2015

Principe de la forge

utilisant l'eau comme force motrice pour le soufflet

Le soufflet devenu propriété de l'association Patrimoine de la Roche-de-Rame